Accueil Date de création : 18/02/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:37 / 63 articles publiés

HEUREUX !  posté le lundi 18 février 2008 17:34

            Heureux qui comme moi,
            A fait un beau voyage.
            Heureux qui comme moi,
            N’en revient toujours pas. 
           

             

           Elisabeth

 

lien permanent

Rufisque, le soleil, les gens et la chaise de jardin  posté le lundi 18 février 2008 17:34

Blog de garlig :Chroniques d'un toubab, Rufisque, le soleil, les gens et la chaise de jardin

 Vendredi 29 novembre 07

 


 

Nantes 0h30, sur la brèche depuis 21h.

Après deux bonnes heures de patience, on s’installe enfin dans l’A320. Nous sommes tous placés après les ailes, disséminés, je suis côté allée, près d’un couple d’inconnus. Je décide de vivre le décollage les yeux fermés. Poussée fantastique nous enfonce dans les sièges, s’arrache élégamment le grand albatros. Je suis propulsé en 2300 dans un astronef en route vers l’inattendu. Je reviens rapidement au présent, 5 heures d’inconfort, mal assis, serrés par 3, exhalations mélangées, ça dégrise… Le vrombissement des réacteurs m’hypnotise dans sa monotonie, mais impossible de dormir ni même de se reposer.

4h 30, l’avion amorce la descente, il fait encore nuit sur l’Afrique. J’aperçois entre les têtes de mes voisins la ville piquetée de points orange/jaunes. Atterrissage sans rebondi. Nos fragiles pieds d’européens foulent l’asphalte de Dakar, Sénégal. Aucune différence de température avec l’avion. On se regroupe, on nous tape un peu – des gars du collectif nous récupèrent et nous véhiculent dans un vieux bus vers Rufisque. Tout le long de la route on voit beaucoup de monde, des tas de bus comme le notre, qui embarquent des gens vers la capitale. Après 30km de circulation exubérante et chaotique, on entre dans les rues jaune sombre de Rufisque, déjà on s’agite ici, des boutiques sont allumées, il y a du monde dehors. Mais le bus s’arrête, on descend, assez las mais extrêmement curieux en ce qui me concerne. Une rue assez banale, si on continue la route deux cent mètres, on est face à l’océan Atlantique (apprendrai-je plus tard), agréable, non ?

lien permanent

2  posté le lundi 18 février 2008 17:56

Blog de garlig :Chroniques d'un toubab, 2

On est accueillis à la Maison des Eclaireurs, bonjour, au revoir Hamadou et Cie. Une grille noire, une cour où trône une voiture échouée contre deux élégants filaos, au fond une terrasse abritée, sur la gauche un bâtiment, un escalier accède aux chambres. Rapidement, le jour commence à lever le voile. Je baisse le regard, contemple ce sable d’Afrique. On nous attribue des chambres. De la terrasse, au 1er étage, on assiste au premier lever de jour sur Rufisque. Le soleil devrait apparaître juste au-dessus de la mosquée, mais c’est un peu couvert, « on ne peut pas tout avoir » se marre t’on... Un extraordinaire bruit de fond envahit nos oreilles : sons lointain d’autos, camions, de milliers de voix, de cris de rapaces, bêlements de chèvres, de brebis, litanies coraniques scandées au porte-voix, avertisseur du train ; retiens ton souffle, tends les oreilles.

 

 

lien permanent

3  posté le lundi 18 février 2008 18:01

Blog de garlig :Chroniques d'un toubab, 3

Puis on prend un petit déj. tous ensemble, café, thé, beurre, confiture, pain (le pain local est une grande baguette de farine blanche très basique). Ensuite, tranquillement, Gilles nous guide dans le labyrinthique marché de Rufisque. On a tout les sens dans le rouge, odeurs poivrées, faisandées, relents à peine soutenables de poissons séchés, parfums aux essences mystérieuses. Grosse densité de gens, jolies femmes, étincelles arc en ciel dans cette, parfois, bousculade. Cordialement, on nous interpelle, ça surprend, ça fait chaud partout, on s’habitue vite à ce genre de chose. Rues minuscules, couleurs irisations comme dans un rêve, puis on sort mais on ne reconnaît plus rien. Nous sommes en Afrique jusqu’au cou.

 

Retourné vers 12h avec Gilles et JS, on traîne pour le plaisir, s’offre une petite flag dans un bar avec terrasse très sympa entièrement peinte de tons émoustillants.

Il doit faire 26°, il nous faut un temps d’adaptation, nous, gentils nantais encore frigorifiés il y a 24 heures. Le patron du bar nous bluffe en faisant miroiter une soirée dansante « avec pleins de jolies filles ». On va s’enquérir du prix des balafons et Koras, puis on rentre, tenter de se reposer un peu avant le repas. Mais on se met à essayer d’envoyer des mails et c’est compliqué (ici ils n’ont que 512 ko donc ça ne va pas vite, même parfois ça ne veut pas)  Je réessaie un

peu plus tard et ce coup-ci ça fonctionne, par contre Gilles n’y

arrive toujours pas. Ensuite, à 13 h, première bouffe tous

 ensemble à la maison des éclaireurs : Foie aux oignons, frites,

salade, pas très déroutant mais excellent. Allez, une petite

sieste maintenant et ça va repartir. JS s’endort tout de suite,

j’ai un peu de mal, mais je finis par sombrer. Je crois que c’est l

a première fois que je dors depuis que nous sommes partis.

lien permanent

4  posté le lundi 18 février 2008 18:54

Bien réveillés nous prenons trois ou quatre taxis direction la maison des Associations dans le quartier Chérif, où est prévue une réception de bienvenue. Chérif, c’est une cité des sables, des gens, des parpaings du béton et du sable, des rues de sable avec partout le sourire des enfants, les « Ca va » des habitants.

 De suite accueillis à la sortie du taxi on entre dans la Maison des Associations, le couloir débouche sur un grand patio carré très lumineux, sur trois cotés sont assises des femmes avec de magnifiques boubous et coiffures, souriantes dévisageant à la dérobée ces ‘toubabs’ invités. Sur la dernière face, une longue table où nous nous installons.

lien permanent
|
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à garlig

Vous devez être connecté pour ajouter garlig à vos amis

 
Créer un blog